mardi 28 novembre 2006

La dette d'al-andalus vis-à-vis de l'espagne wisigothique (1)



[...]"Un dernier rameau extrêmement ténu mais néanmoins réel, est celui des traductions réalisées dans l'Occident musulman à partir du latin. Elles sont ponctuelles et très dispersées : tables astronomique qui céderont vite devant celles qui viennent de l'Inde ; ouvrages d'agronomie véhiculant l'héritage de Columelle, qui ne sont pas conservés mais qui ont laissé des traces indiscutables dans les traités arabes d'Espagne ; textes d'intérêt historique et géographique, soit tels quels (Orose) soit par fragments(Julius Honorius, Isidore de Séville,....) Au sein de ce dernier courant, la seule trace d'influence philosophique se trouve dans la reprise par Ibn Hazm au XI siècle, de la division de la philosophie selon le modèle d'Isidore de Séville, sans que l'on sache si cela repose sur une traduction ou sur la connaissance du latin par l'auteur arabe."
Dominique Urvoy Histoire de la pensée arabe et islamique, Seuil, Paris, 2006 p.150
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1 commentaire:

le conservateur a dit…

excellent votre blog. enfin de la matière grise qui va au delà de l'islamo-rejet basique et peu argumenté.
j'y reviendrais.

http://leconservateur.bafweb.com