mardi 5 décembre 2006

Ali Belhadj : la démocratie et l'islam


Ali Belhadj est un disciple de Moustapha Bouyali, fondateur du premier maquis islamiste dans l’Algérie indépendante, le Mouvement islamique armé( MIA) en juillet 1982 [1]


« L’idée démocratique est au nombre des innovations intellectuelles néfastes qui obsèdent la conscience des gens. Ils l’entendent du matin au soir, oublient qu’il s’agit d’un poison mortel dont le fondement est impie. [...] La démocratie est un mot grec, inconnu dans la langue du siècle béni.[...] C’est donc un mot né sur la terre de l’impiété, de la corruption et de la tyrannie.[...]Frères d’islam, sachez que nous refusons tous le dogme démocratique impie, sans la moindre faiblesse[...]. Le mot liberté est compris de façon antagoniste dans la pensée libérale, dans l’existentialisme et dans le marxisme. Derrière ces trois idéologies occidentales, qui se réclament d’une liberté totale, se cachent de dangereux mobiles dont le plus grave est la victoire du matérialisme et du marxisme et d’un propagande licencieuse et athée. Tout cela répond aux objectifs contenus dans les Protocoles des Sages de Sion. Selon les termes du premier protocole, « nous avons été les premiers à en appeler aux peuples au nom de liberté, égalité, fraternité. Ces mots n’ont cessé d’être serinés jusqu’à aujourd’hui par des perroquets ; ils ont corrompu le monde comme ils ont corrompu les vraies libertés de l’individu. Le mot liberté dresse les groupes humains contre toute autorité, jusqu’à la sunna de Dieu.[...]Le mort liberté est au nombre des poisons maçonniques et juifs, destinés à corrompre le monde sur une grande échelle »

Ali Belhadj « Un coup de massue porté au dogme démocratique » El Mounquid n°23, septembre 1990


« Il n’y a pas de démocratie parce que la seule source du pouvoir, c’est Allah, à travers le Coran et non le peuple. Si le peuple vote contre la loi de Dieu, cela n’est rien d’autre qu’un blasphème. Dans ce cas, il faut tuer tous ces mécréants pour la bonne raison que ces derniers veulent substituer leur autorité à celle de Dieu. La démocratie est un kufr [mécréance, impiété]... En démocratie, la souveraineté est celle du peuple, de la racaille et des charlatans. »

Ali Belhadj Horizons, 23 février 1989






[1]Gilles Kepel A l’ouest d’allah p.227-229

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